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Thursday, October 20, 2022

Hausse de prix des aliments | Les cultivateurs récoltent des miettes - La Presse

« C’est anormal de payer une fortune à l’épicerie, mais aussi de voir que celui qui est à l’origine de l’aliment ne rentabilise pas ses investissements à la ferme. »

Publié à 5h00
Stéphanie Bérubé
Stéphanie Bérubé La Presse

Charles-Félix Ross, directeur général de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA), réagit à cette hausse de plus de 11 % du prix des aliments achetés au commerce dévoilée mercredi par Statistique Canada.

On pourrait penser que les agriculteurs bénéficient de cette augmentation, mais ça n’est pas du tout le cas, explique le directeur général. Certes, depuis 10 ans, les prix sont bons à la ferme, dit-il, mais les frais d’exploitation ont aussi beaucoup augmenté.

« Il y a un choc des coûts de production agricole, explique Charles-Félix Ross. Le prix des intrants a doublé en un an. »

Les intrants sont ces produits essentiels à l’agriculture, de l’engrais aux pesticides.

En hausse aussi : le carburant, les salaires de la rare main-d’œuvre et les taux d’intérêt.

« La dette agricole au Québec atteint 25 milliards de dollars. Avec une hausse de 3 % des taux d’intérêt, c’est 750 millions que ça coûtera de plus. »

Dans ce portrait déjà plutôt sombre, on peut ajouter le spectre de la récession et la guerre en Ukraine qui a de gros impacts et sur laquelle personne n’a de contrôle.

« Le conflit en Ukraine perturbe bien des choses, dit Charles-Félix Ross, et la chaîne d’approvisionnement est fragilisée depuis le début de la pandémie. »

Si je pouvais résumer la situation actuelle en un mot, ça serait : “incertitude”.

Charles-Félix Ross, directeur général de l’UPA

Bon point : selon Charles-Félix Ross, la plupart des consommateurs savent que les producteurs agricoles sont en amont de la production, au début de la chaîne et qu’ils ne s’enrichissent pas avec cette hausse du prix des aliments.

Les pommes de terre au rabais

Les consommateurs sont toutefois aussi sous pression et doivent faire des choix à l’épicerie.

Comme celui de manger plus de pommes de terre ?

Peut-être.

« Les gens se tournent vers des aliments qui leur en donnent pour leur argent », explique Francis Desrochers, président des Producteurs de pommes de terre du Québec, lui-même agriculteur dans la région de Lanaudière.

Et comme une bonne nouvelle arrive rarement seule, depuis quelques années, les producteurs de pommes de terre n’absorbent plus les soldes des supermarchés.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE

Francis Desrochers, président des Producteurs de pommes de terre du Québec

« Au Québec, environ 80 % des consommateurs achètent leurs pommes de terre [au rabais] », dit Francis Desrochers.

Les producteurs reçoivent désormais le même prix à la ferme que le sac de 10 livres soit vendu 1 $ une semaine ou 6 $ ou 7 $, la semaine suivante, explique-t-il.

Ce qui est très bien, car l’agriculteur confirme que l’inflation exerce une pression énorme sur sa comptabilité.

« L’augmentation du prix de la pomme de terre ne couvre pas la hausse de nos coûts de production. C’est certain que l’on absorbe une partie des coûts. Tout a augmenté, confirme Francis Desrochers, le prix des intrants, de la main-d’œuvre, du diesel. »

La stabilité par la proximité

Le prix des intrants a augmenté pour tous, peu importent ceux utilisés à la ferme, mais les structures de prix diffèrent grandement d’une entreprise à l’autre.

La ferme Les Carottés fait partie du réseau des fermiers de famille. Les clients payent un abonnement au tout début de la saison et ils reçoivent ensuite leurs aliments directement du producteur, qui fait la route pour les apporter au point de chute, éliminant du coup les intermédiaires.

« À notre échelle, on voit venir les coûts dont on aura besoin pour faire notre production », explique Laurence Harnois, cultivatrice à la ferme Les Carottés de Brigham, dans les Cantons-de-l’Est.

Le calcul a donc été fait en conséquence, en début de saison. Ce qui ne protège pas le concept de l’inflation, mais diminue son impact, dit-elle.

Pour les abonnés, le prix demeure stable durant la saison. Ainsi à l’abri du yoyo de l’inflation, les prix des légumes de saison deviennent très attrayants, compétitifs par rapport à ceux de l’épicerie.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

Laurence Harnois, de la ferme Les Carottés

« C’est une chance que l’on a d’avoir ce réseau des fermiers de famille au Québec, dit Laurence Harnois. On se rend compte dans une situation comme celle que l’on vit actuellement que c’est très puissant, l’agriculture de proximité. »

Sébastien Angers, qui produit des citrouilles à Sainte-Monique, dans le comté de Nicolet-Yamaska, croit aussi qu’une partie des petits agriculteurs d’ici tireront profit de la situation.

« Avec l’inflation, tout le monde pellette la facture à son client, dit-il. Mais il y a une limite à ce que les consommateurs peuvent absorber. »

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

« Une crise, dit Sébastien Angers, c’est aussi une opportunité. »

Sébastien fait des graines de citrouille qui sont vendues par l’entreprise québécoise Prana. Si on ne peut plus augmenter le prix du produit final, les agriculteurs devront être plus efficaces au champ.

Selon lui, pour certains, ça pourrait être l’occasion d’adopter des pratiques plus durables, car plus le travail est fait « dans le sens de la nature, plus la nature est généreuse ».

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Wednesday, October 19, 2022

Voici les aliments qu'Archie, le fils de Meghan et Harry, a le droit de manger au petit-déjeuner - Version Femina

Voilà bientôt trois ans que Meghan Markle et le prince Harry ont quitté la famille royale et ses palais pour s’installer aux États-Unis. C’est sous le soleil californien, loin de la grisaille londonienne, que le couple a choisi d’élever ses deux enfants, Archie, 3 ans, et Lilibet, un an.

L’état est d’ailleurs réputé pour son mode de vie sain, à base de nourriture équilibrée où les fruits et légumes bio et les graines en tout genre trônent sur les étals. Meghan Markle, qui adore cuisiner, détaillait ses recettes préférées sur son ancien blog, The Tig. Depuis, la duchesse continuerait à œuvrer derrière les fourneaux pour mijoter de bons petits plats à sa famille comme le rapporte Hello ! qui consacre un article à ce sujet repéré par Gala.

En 2019, dans le documentaire Meghan et Harry Plus One, de CBS, des amis proches de l’ancienne actrice font des confidences au sujet des habitudes alimentaires de l’ancienne actrice. Daniel Martin, qui a réalisé son maquillage de mariée, déclare alors au sujet des repas d’Archie tout juste né : « Je suis sûr que le bébé sera élevé dans un environnement bio et durable. Clean et écologique. Elle adore cuisiner. Manger bio chaque fois qu'elle le peut. Je l’imagine totalement cuisiner sa propre nourriture pour bébé ». Il assure alors que Meghan Markle pourrait éviter les petits pots pour bébé industriels et prêts à l'emploi.

Le journal Mirror rapporte également que Meghan Markle a adopté le régime végétalien et encourage Harry à réduire sa consommation de viande. L’on pense donc que le petit Archie pourrait manger majoritairement des fruits et légumes frais.

À découvrir également : Lilibet : voici pourquoi la reine Elizabeth II a refusé d’être prise en photo avec la fille de Meghan Markle et du prince Harry

Un petit-déjeuner gourmand

Le prince Harry fait aussi une confidence au sujet des mets préférés de son fils au cours d’une interview accordée à James Corden dans The Late Late Show. « Ma grand-mère (la reine Elizabeth II, ndlr) nous a demandé ce qu'Archie souhaitait pour Noël et Meg a répondu "un gaufrier", elle nous en a envoyé un pour Archie... Maintenant au petit-déjeuner, Meg prépare un beau mélange bio dans le gaufrier, elle tourne et retourne, ça sort et il adore ça. Archie se réveille littéralement le matin et dit "Une gaufre" ».

Enfin, le petit garçon raffole aussi des quesadillas, un antojito (en-cas), que l’on trouve au Mexique et dans toute l'Amérique centrale. Il se compose d’une tortilla garnie d’ingrédients tels que du fromage, des légumes, des haricots rouges, de la viande…

Lorsqu’il va à l’école, Archie emporte également une bonne quantité de « fruits fraîchement cueillis » pour lui et ses camarades.

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D'après la science l'odeur de ces aliments nous remonterait le moral ! - Yahoo

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Comme les sons, certaines odeurs peuvent nous apaiser. Souvent familières, elles en deviennent au fil du temps presque réconfortantes. D’ailleurs, plusieurs études ont montré que le parfum de certains aliments serait bénéfique pour notre moral. Voici lesquels.

Si l’automne est une saison magnifique avec ses couleurs orangées, l’arrivée du froid et le retour de la pluie peuvent parfois jouer sur notre moral. Ajouté à cela, le stress de la reprise, la routine : métro, boulot, dodo : parfois dur à gérer, le moral est dans les chaussettes en cette période. Pour remédier à ces petits coups de blues, beaucoup se tournent vers l’ASMR. Ces vidéos entièrement composées de sons ont pour but d’être relaxantes. Chuchotement, bruit de pluie qui tombe, bruit d’ongles qui tape sur une surface : il existe de nombreuses alternatives pour éliminer le stress. A vous de trouver, le son qui vous apaise. Si beaucoup sont adeptes de cette technique, pour d’autres, cela n’a aucun effet. Chacun doit trouver sa propre méthode de relaxation. Ainsi pour un certain nombre de personnes, cela passe par les odeurs. D’ailleurs, on serait plus sensible que ce que l'on pense à ce genre de phénomène. Une bougie, un savon, une odeur de gâteau : la mémoire olfactive est riche et peut jouer sur notre sensibilité en matière d’odeur. Cela impacte ainsi directement notre bien-être puisque les odeurs jouent un rôle clé sur la régulation des émotions. Les scientifiques ont décidé d’étudier quels étaient les aliments...

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Virbac internalise et rassemble sa production d'aliments pour animaux de compagnie dans le Gard - L'Usine Nouvelle

Virbac ouvrira à l’horizon 2025 un site de production de 12 000 m², sur une parcelle de six hectares de la zone d’activités Mitra à Saint-Gilles près de Nîmes (Gard). Un projet «à environ 40 millions d’euros pour toutes ses phases, incluant l'acquisition du terrain, à envisager sur plusieurs années», indique le spécialiste de la santé animale. Le sixième groupe pharmaceutique vétérinaire mondial veut internaliser la production de sa gamme de croquettes hyper premium pour chiens et chats Veterinary HPM, lancée en 2015 et vendue dans 30 pays.

Actuellement, certaines phases de production sont sous-traitées auprès de trois fournisseurs français. Pour le directeur général du groupe Sébastien Huron, «il était devenu indispensable de sécuriser cette activité à travers des mesures clé: maîtriser en direct l’approvisionnement des matières premières et la chaîne de production, garantir la qualité, optimiser les coûts, accélérer l’innovation et la mise sur le marché». Virbac gardera une part de sous-traitance pour absorber les fluctuations de la demande.

VOS INDICES

Transfert du site de Vauvert

Après l’étape du dossier ICPE en 2023, les travaux doivent débuter au premier trimestre 2024. Le site sera évolutif: une première ligne de production entrera en service en septembre 2025, une seconde est programmée début 2027. Virbac envisage un doublement des volumes (non communiqués) à l’horizon 2030. Le site de Saint-Gilles sera renforcé d’une centaine d’emplois à terme. Comme le projet a vocation à intégrer toutes les étapes de fabrication sur un même site, cela implique le transfert du site gardois de Vauvert, situé à 20 kilomètres, et de ses 70 emplois. Le site vauverdois assure quasi-exclusivement l’enrobage et l’ensachage de la gamme Veterinary HPM et a aussi une équipe R&D.

Basé à Carros dans les Alpes-Maritimes, Virbac emploie 5 100 personnes, dispose de sites de production dans 10 pays et des filiales commerciales dans 33 pays. Le groupe, coté en Bourse, a réalisé un chiffre d’affaires de 1,064 milliard d’euros en 2021 dont 78,4 millions d’euros (+24,8%) dans l’activité petfood pour animaux de compagnie. La croissance de 16,4% du premier semestre 2022 est tirée par un fort dynamisme des gammes pour les animaux de compagnie, dont la hausse de 27,8% du segment de l'alimentation dédiée.

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Mincir sans se priver : 5 aliments faux-ennemis à consommer même en régime - Grazia France

Quand on fait régime, le risque est de tomber dans une routine minceur trop restrictive ! Quand on veut perdre nos maudits kilos rapidement, on se prive de tout ce que l’on aime et qui nous réconforte mais le problème ? On peut finir par se sentir extrêmement frustrée et tomber dans le terrible effet yo yo post régime… Et welcome-back kilos perdus ! Dire bye bye aux sucreries et autres pâtisseries ultra sweet, aux planches de charcuterie ou de fromage, aux plats cheesy, gratinés et en sauce, c’est vraiment cela le régime ? Has been ! Qui a dit qu’on devait gommer tous nos péchés-mignons de l’automne pour arborer une ligne absolument irrésistible en octobre ? Si on ne doit pas retomber dans ses mauvais travers gourmands, voici tout de même 5 aliments que l’on peut continuer à manger de temps à autre sans aucun risque de prendre du poids !

Le croissant

Jugé comme la pire viennoiserie qui nous ferait prendre du ventre et des cuisses, le croissant est en réalité une riche matière grasse mais qui se veut comme un coupe-faim très efficace quand on en mange un le matin. Comparé au pain au chocolat ou même aux brioches sucrées ou cookies, il est beaucoup moins riche en calories. Et puis mieux vaut se laisser tenter par un croissant café réconfortant le matin que de sauter son ptit dej’ et de succomber à une fringale fatidique pour note ligne minceur à 11h du matin, pas vrai ? Alors le combo café croissant, on le garde même quand on fait régime !

L’avocat

Ce bon gras n’a pas bonne presse quand on décide de se lancer dans un régime. Jugé trop calorique et trop riche en graisses, il est toutefois une mine en vitamine C et un puissant coupe-faim qui permettrait de s’affiner et d’arborer une silhouette svelte. On le mange cru, en salade, en smoothie ou en avocado toast à la pause dej’ de préférence pour tenir sans craquer jusqu’au dîner ! Par ailleurs, extrêmement riche en fibres, il favorise un bon transit intestinal : ventre plat garanti !

Le fromage

Alors oui mais seuls trois sont de vrais alliés minceur ! On a nommé le chèvre, la mozzarella et la féta. On les adore en toast avec du pain grillé au moment de l’apéro ou en salades de saison le midi. Ces fromages ont la réputation d’affiner notre silhouette parce qu’ils sont faibles en calories et peu riches en matière grasse. Principalement composé d’eau et de protéines, on peut consommer ces fromages même quand on fait régime mais pas tous les jours et de façon raisonnable !

La pomme de terre

Il y a même un régime pomme de terre pour vous dire ! Si on ne vous le conseille pas car il est considéré comme étant beaucoup trop restrictif, sachez que vous pouvez continuer à manger de la pomme de terre en purée ou même sautées avec de l’huile d’olive (une huile minceur qu’on adore !). En cuisson vapeur, la pomme de terre représente 80 calories pour 100 grammes et accompagnée de poulet ou même de jambon, ce plat ne nous fera grossir en aucun cas. Pour toutes celles qui allient régime minceur et activité sportive, la pomme de terre est un véritable carburant et un aliment coup de fouet riche en glucides.

Le hot chocolate

L’automne est la saison qui nous donne des envies folles de chocolat chaud devant une série TV le week-end. Quand on se lance dans un régime, on restreint sa consommation de sucreries et bien souvent on doit dire bye bye au chocolat chaud trop riche et calorique. Mais il existe un chocolat chaud minceur ! En optant pour un lait végétal au soja et à l’amande beaucoup moins calorique qu’un lait entier et en faisant moitié lait végétal moitié eau, le chocolat chaud devient beaucoup moins calorique ! Privilégiez un chocolat en poudre 100% cacao pour diminuer la quantité de sucre et le tour est joué !


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Tuesday, October 18, 2022

Voici à quoi ressembleront les aliments végans de demain - LaDepeche.fr

(ETX Daily Up) - Si Paris abrite le plus grand marché international de produits frais à Rungis, la capitale française s'est aussi transformée en supermarché géant à l'occasion du Salon international de l'alimentation, dont les portes sont ouvertes jusqu'au 19 octobre. C'est ici, à Paris Nord-Villepinte, que nous avons compris la façon dont les aliments végans allaient devenir demain un rayon à part entière, au même titre que les linéaires sans gluten aujourd'hui. Ingrédients, packagings, recettes et même promesses commerciales... Les industriels ont développé de nouvelles stratégies pour structurer une offre en bonne et due forme.

Les végans sont des consommateurs (presque) comme les autres. Alors que la start-up Gourmey entend leur faire ingérer un foie gras de synthèse développé en laboratoire à l'horizon 2024, les industriels qui ont fait le déplacement jusqu'à Paris-Nord Villepinte à l'occasion du plus grand salon au monde autour de l'alimentation veulent leur promettre de ne pas tirer un trait sur d'autres emblèmes culinaires. En Italie, la marque De Angelis s'est associée à la célèbre entreprise américaine Beyond Meat pour fabriquer des raviolis végans et utilise du chou-fleur pour confectionner des pâtes fraîches. Même l'intouchable mozzarella dispose de sa version végane, à base d'avoine et d'amande, d'après la recette d'une société suisse (Züger Frischkäse). De leurs côtés, les Danois de Leighton Foods ont pensé aux amoureux de la cuisine mexicaine en préparant des tortillas à base de carottes, de betteraves et d'huile de colza.

Hormis les bastions culinaires que sont les pâtes pour les Italiens ou le pâté de campagne pour les Français, les industriels de l'agroalimentaire ont planché sur les alternatives à tous ces produits plaisirs dont se privent aujourd'hui les véganes. En Slovaquie, on trouve par exemple du miel végan que la marque Narayan Foods prévoit de lancer en janvier prochain. La marque allemande Veganz utilise pour sa part des concentrés de colorants de légumes et de fruits, notamment de carottes et de cassis, mais aussi de la cire de carnauba pour ravir les envies de bonbons avec des produits en forme d'oursons ou de bouteilles de cola. Cela nous rappelle bien quelque chose... Les marques n'ont en effet pas d'autres choix que de trouver de nouveaux ingrédients pour élargir l'éventail de l'offre végane.

De nouvelles compositions

On connaissait le soja, les lentilles ou bien encore les pois pour composer des simili steaks sans protéines animales. Alors que le dernier rapport du cabinet américain Grand View Research, Inc prédisait en début de mois que le marché des produits véganes devrait gonfler de 10,6% chaque année jusqu'en 2030, on comprend au salon international de l'alimentation comment les industriels trouveront les ressources pour concrétiser cet avenir radieux : ils vont utiliser de tout nouveaux ingrédients, parmi lesquels les féveroles. Ce sont des légumineuses de la même espèce que les fèves. Les intolérants au gluten connaissent déjà cet aliment transformé, entre autres, en farine. En janvier prochain, le grossiste occitan Senfas a prévu de commercialiser sa terrine végétale qui reproduit la texture d'un pâté de campagne en préférant les féveroles à l'échine de porc et au lard. La recette compte sur un autre ingrédient auquel ont recours d'autres marques pour proposer des alternatives véganes : le fruit du jacquier. Visible sur tous les marchés asiatiques, ce fruit aux dimensions imposantes à l'écorce verte rugueuse est une option à la viande depuis des lustres. Sa chair fibreuse et ses arômes fruités rappelant la mangue et la banane sont aussi utilisés dans une sauce façon barbecue développée par cette entreprise française. En Allemagne, on retrouve le même ingrédient dans une sauce bolognaise végane mise au point par LPP Lotao Pack, qui a dévoilé sa gamme végane en mai dernier, incluant aussi une variante du chili con carne prête en trois minutes.

Des aliments véganes engagés

Alors que les produits "sans gluten" ont été pointés du doigt par plusieurs études, dont celles de la revue 60 millions de consommateurs, pour leur trop grande gourmandise en additifs, les produits véganes semblent anticiper la demande en dévoilant des formules naturelles, sans colorant. Du Pérou, où l'on utilise des graines de lupin pour préparer des sauces protéinées véganes attendues sur le marché en décembre 2023, jusqu'à une préparation de viande végétale pour bolognaise d'une marque italienne, les industriels de l'agroalimentaire enchaînent les promesses en assurant que leurs aliments ne contiennent ni conservateur, ni OGM, ni colorant... Mieux, ils s'engagent à préserver la santé de leurs consommateurs en mettant au point des produits riches en fibres, comme ces nuggets de panais néerlandais qui contiennent 50% de légumes. Ils peuvent même être boostés en fer et vitamines B12 à l'image de ce chorizo végan (Verday) lancé en Espagne.

Du plaisir sans culpabiliser à cause de la proportion de sucres : voilà le crédo de la marque néerlandaise Brinkers Food qui utilise la datte dans ses pâtes à tartiner véganes. Non seulement, la gamme contiendrait 30% de sucres en moins par rapport aux autres produits végans du même rayon, mais qui plus est, c'est du cacao issu du commerce équitable qui est utilisé.

Pour rassurer les consommateurs, les industriels misent aussi sur la transparence. Prenez ce substitut aux filets de thon en provenance de Lettonie : en mars 2023, la marque Karavela distribuera des boîtes de conserves à l'opercule invisible à travers laquelle on reconnaît l'imitation parfaite des tranches du faux poisson. D'autres poussent la promesse jusqu'à assurer la faible empreinte carbone de leurs cordons bleus végans, comme ceux développés par la marque française Kokiriki.

Au-delà de l'offre végane qui correspond à une cible de consommateurs bien définis, les industriels de l'agroalimentaire ouvrent le champ des possibles en proposant de la nourriture adaptée à un régime fléxitarien - c'est-à-dire à ceux qui s'autorisent à manger de la viande ou du poisson de temps à autre. Pour réduire leur consommation carnée, ils ont en effet le choix de cuisiner une omelette surgelée à glisser sous le bun d'un burger grâce à la recette de la marque Ovoteam lancée en mai dernier. Les amateurs de cuisine asiatique peuvent aussi savourer des dumplings - ces fameuses bouchées vapeur empruntées au répertoire culinaire chinois, à base d'algues et de saumon.

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Solutions pour "des aliments sains" - Le Courrier du Vietnam

Sensibiliser les entreprises, les producteurs, et les agriculteurs à la production verte, c’est le souhait exprimé par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural lors de sa réunion de travail tenue à Hô Chi Minh-Ville, lundi 17 octobre.

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Lê Minh Hoan (2e à droite) a visité et a travaillé avec les dirigeants du supermarché MM Mega Market à Hô Chi Minh-Ville.

Le groupe de travail dirigé par Lê Minh Hoan, ministre de l'Agriculture et du Développement rural, a examiné lundi 17 octobre, la chaîne de valeur des produits agricoles, y compris dans les marchés de gros et les supermarchés à Hô Chi Minh-Ville.

Outre le groupe de travail du ministère de l'Agriculture et du Développement rural (MADR), d’autres entités travaillent sur ces questions ; le Département national de l'assurance qualité agro-foresterie-pêche (Nafiqad), le Département de la santé animale, le Département de la protection des végétaux, le Département de la production animale,... en collaboration avec le Conseil de gestion de la sécurité alimentaire et le Service municipal de l'agriculture et du développement rural.

Au marché de gros de Binh Diên et après l’observation des étals de fruits de mer frais, de légumes, de porc…, le ministre Lê Minh Hoan a souligné que le marché traditionnel est un lieu qui montre clairement la culture et l'économie locale. Donc, un marché peu fréquenté est significatif d’une économie en baisse et vice versa. Les activités au marché démontrent également la capacité de gouvernance locale.

Les employés de WinEco collent une étiquette de traçabilité alimentaire sur des produits.

“Dans le passé, nous nous sommes principalement concentrés sur le contrôle de la qualité, de la sécurité et de la transparence des aliments pour les produits agricoles parce que si nous ne le faisons pas, le pays importateur n'acceptera pas les produits… Le marché intérieur est plus difficile à gérer mais il est temps de le resserrer. Si la sécurité alimentaire n'est pas bien assurée sur le marché intérieur et que les exportations s'essoufflent, il sera difficile de consommer des produits nationaux ici, et développer des marques agricoles vietnamiennes à l'étranger. Et surtout, la question de la sécurité alimentaire pour les 100 millions de vietnamiens ainsi que pour les visiteurs internationaux n'est pas moins importante", a-t-il analysé.

Selon le chef du MADR, la difficulté de l'agriculture vietnamienne est d’avoir trop d’étals de gros, elle est donc difficile à gérer. Par exemple, le marché de gros de Binh Diên à Hô Chi Minh-Ville s’étale sur près de 25 ha avec 1.800 commerçants, tandis que le marché de gros de Rungis (Paris - France, plus gros marché de produits frais au monde) a une superficie de plus de 200 ha avec seulement environ 200 commerçants. Plus il y a d'étal de gros, plus c'est difficile à gérer. La société de gestion du marché de gros de Binh Diên peut réduire le nombre d'étals de gros en établissant des groupes d'environ 10 commerçants pour gérer plus facilement.

Lê Minh Hoan visite la zone de culture de Cucumis Melo L de la société Nông Phat.

Lors de cette enquête, les agences professionnelles ont également suggéré que le marché de gros de Binh Diên devait investir dans la modernisation de plus d'infrastructures pour assurer la sécurité alimentaire et envisager l'option de "numériser" les fiches d'origines des marchandises au lieu de l'enregistrement manuel comme c’est le cas actuellement.

L'estampillage de la traçabilité des produits agricoles est un travail important, mais à l’avenir, les différents acteurs du secteur (entrepreneurs, agriculteurs, coopératives, responsables de la sécurité alimentaire…) doivent coopérer davantage pour trouver des accords et édifier des modèles de partenariat efficaces pour améliorer le consensus en matière de production verte et propre. Sur cette base, les Vietnamiens ne peuvent consommer que des produits propres contribuant à améliorer leur santé.

Dans la matinée, Lê Minh Hoan a également inspecté le supermarché MM Mega Market et le supermarché Co.opXtra Linh Trung (tous deux dans la ville de Thu Duc), la compagnie de transformations des viandes Vissan et les sociétés par actions de l’agriculture de haute technologie Nông Phat et WinÉco.

                                                     Texte et photos : Quang Châu/CVN

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